COTE D’IVOIRE : Nos inquiétudes
Vendredi 12 Février au soir
Le Président Laurent GBAGBO dissout le gouvernement et la commission électorale et reconduit
Guillaume SORO, leader de l’ex-rebellion des Forces Nouvelles (FN) au poste de Premier Ministre qu’il occupe à la suite de l’accord de paix de 2007.
Depuis nous suivons l’actualité. (AFP et journaux ivoiriens – radios)
Le nouveau gouvernement devait être constitué le lundi 15 Février.
L’appel au calme des différents partis semblait être pris en considération.
Toutefois la constitution du nouveau gouvernement était reportée de jour en
jour.
Les manifestations ont commencé, les premières
n’ont pu avoir lieu, des arrestations ont été effectuées lors de leur constitution, car les manifestants n’avaient pas eu d’autorisation pour
manifester !
Vendredi 19 Février à GAGNOA : 5 morts et des blessés
Article de RFI (http://www.rfi.fr) crée le 20.02.2010
« Les manifestations sont quotidiennes depuis une semaine. Ce vendredi 19 février, pour la première
fois, l’une d’elles a basculé dans le sang. A Gagnoa, dans le centre ouest du pays, au moins cinq personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des affrontements avec les forces de
l’ordre, qui ont ouvert le feu sur les manifestants.
C’est le général Philippe Mangou qui a donné, vendredi 19 février au soir, à la télévision, le macabre bilan
de la manifestation de l’opposition à Gagnoa : cinq morts et neuf blessés.
Avant de présenter ses condoléances aux familles des victimes, le chef d’état-major des armées ivoiriennes a
rendu l’opposition « responsable » des événements de Côte d’Ivoire.
Depuis une semaine, en effet, les principaux partis de l’opposition contestent la dissolution par le
président Gbagbo, et du gouvernement et de la Commission électorale indépendante, chargée d’organiser les élections attendues depuis cinq ans.
Le chef de l’état major s’est montré menaçant envers la coalition d’opposition, et notamment son
porte-parole, qui avait appelé les Ivoiriens à s’opposer « par tout moyen, à la dictature ».
Philippe Mangou a lancé un avertissement aux personnes qui s’obstineraient à vouloir « installer le désordre dans le pays et à mettre le feu et le sang ». Elles ne sortiront pas du territoire national.
L’opposition qui, depuis le 12 février, date de la double dissolution décidée par le président Gbagbo, ne
reconnaît plus ce dernier comme chef de l’Etat, et demande à présent sa démission. L’ancien président Bédié invite ses militants et sympathisants à faire « barrage à la dictature ». Et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara lance un appel au Conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il cesse de
reconnaître Laurent Gbagbo comme chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. »
Notre association ne veut pas faire de politique
et nous avons choisi cet article car il résume bien la situation.
Nous espérions que la situation redeviendrait calme mais les informations d’hier soir concernant directement la ville de BOUAKE où se trouve l’Institution Notre Dame des Sources, nous inquiètent.
(Pour rappel, le corridor, toujours existant, qui
séparait le pays en deux pendant la guerre civile, se situe à l’entrée de BOUAKE.)
Samedi 20 Février à BOUAKE
Article de Afriscoop - Source Koaci.com du 20 Février 2010
Côte
d’Ivoire : Bouaké a connu une folle journée
« La deuxième ville du pays vient de connaître l’une des
journées les plus tumultueuses en prélude à la marche éclatée annoncée par le RHDP. Ce sont des symboles de l’Etat qui ont été la cible des manifestants, notamment la préfecture qui elle, a été
littéralement pillée avec incendie dans la cour.
Ouattara lance un appel au Conseil de sécurité des Nations Unies
pour qu’il cesse de reconnaître Laurent Gbagbo comme chef de l’Etat de Côte d’Ivoire.
La mi-journée du samedi 20 février 2010, n’a pas été de tout repos pour Bouaké. En effet tôt ce matin, les
différentes artères de la ville ont été barricadées par des manifestants du RHDP empêchant ainsi les véhicules et engins à deux roues de circuler.
Par mesure de précaution, tous les grands centres commerciaux ont vu fermés leurs magasins. Comme un sillon,
les marcheurs ont occupé la grande voie longeant le quartier de Dar Es Salam jusqu’au rond point pour converger vers le centre commercial et ces environs (CIE, palais de justice etc.)
Ensuite mouvement vers la préfecture où les locaux ont été
pris à partie par les manifestants .........
Ce même samedi, le porte-parole des Forces Nouvelles lançait un appel au calme
Article de Abidjan.net (http://news.abidjan.net) crée le 21.02.2010 par l’A.F.P.
« Les Forces Nouvelles appellent les manifestants au calme », a déclaré à la presse leurs
porte-parole Sidiki Konaté, à l’issue d’une réunion du Premier ministre Guillaume Soro, chef des FN, avec le corps préfectoral de Bouaké.
Selon M. Konaté, les manifestants doivent « améliorer les formes de protestation » et solliciter
les autorisations requises afin d’éviter les « débordements ».
« Nous sommes dans une démocratie et c’est légitime que
les populations décident de marcher » a-t-il estimé.
.............….
Nous apprenions à la fin de l’article que la mairie de Bouaké avait également été
pillée.
DIMANCHE 21 FEVRIER 2010
Aujourd’hui une dépêche de l’A.F.P. nous apprend que :
« les différentes parties ivoiriennes se retrouvent ce dimanche
à Ouagadougou, au Burkina Fasso, sous l’égide du médiateur de la crise ivoirienne, le président Blaise Compaoré »
Depuis une semaine, nous hésitions à vous tenir au courant de la situation politique en Côte
d’Ivoire, (espérant que cela resterait stable).
Mais pour tous nos abonnés, nous préférons vous informer de la réalité de la situation, plutôt
que vous appreniez cela lors d’un journal télévisé avec des nouvelles inquiétantes.
Si un accord à Ouagadougou est trouvé, nous vous informerons aussitôt.
Article
de Monique CHENU